Carnet de voyage

Découvre ici mon voyage vers l’inconnu !

Jour 1 : Demi-tour vers l’inconnu

Je ne sais pas où je vais, mais je sais d’où je pars. Je me tiens devant cette immense structure métallique flottante, qui m’a donné cette impulsion déterminante qu’il me manquait.

Le jour où j’ai cueilli la fleur de sel

Demi-tour vers l’inconnu ! Je fais le trajet retour en compagnie de Loïc et François. J’apprends à les connaitre sur le chemin. Nous embarquons les 3 vélos dans les breaks des parents de François à Saint Brévin, en direction d’Asserac, à côté de Guérande. Je commence à me sentir vivante. Je n’ai aucune contrainte, en dehors de ce que peuvent supporter mes frêles mollets.

Le jour où j’ai rencontré un apprenti utopiste

La route vers La Gacilly est jalonnée de montées et de descentes, et je roule sous une chaleur écrasante. Le chemin le plus direct est la nationale. Sans piste cyclable, les automobilistes et les camions me frôlent sans aucun ménagement. Je décide de faire une pause café à Redon, avant de rejoindre La Gacilly.

Le jour où j’ai découvert le champ des possibles

Maure de Bretagne, le 22 juillet 2020 J’arrive sur la ferme qui abrite l’Ecosite des jardins de Siloé en compagnie d’Alain. Les bénévoles s’activent sur le chantier participatif, et je suis accueillie avec bienveillance par Mika, habitant du site. Ce « touche à tout » vit et s’investit ici depuis plusieurs années. J’arrive à l’heure du déjeuner,… Lire la suite Le jour où j’ai découvert le champ des possibles

Le jour où j’ai planté des tétragones sur un terrain de foot

Je repars vers l’inconnu. Me retrouvant devant un camping municipal fermé, je suis merveilleusement hébergée par Candice, Louis et Alain à Langouët, via l’application Warmschowers. Dans cet imprévu, je me retrouve dans un village pionnier en matière d’écologie. Candice et Louis, 24 ans, se sont rencontrés en formation d’ingénieur en environnement. Ils ont souhaité vivre en accord avec leurs convictions environnementales. Il y a un an, ils ont créé une micro-ferme sur l’ancien terrain de foot de la commune. C’est lors d’un atelier citoyen, que les habitants ont lancé l’idée de produire les fruits et légumes de la cantine scolaire sur la commune. Cet espace est à l’abandon depuis 20 ans, et la commune s’est engagée dans une démarche zéro pesticides.

Le jour où j’ai gravi la Côte 314

Après quelques jours à rouler sur une ancienne voie ferrée, transformée en voie verte monotone, je gravis une côte interminable où trône Mortain, un village Manchois. Alors que j’arrive au bout, traînant mon vélo à côté de moi sous un soleil de plomb, j’aperçois un viel homme tendant une bouteille d’eau à une autre cycliste exténuée. Il se tourne vers moi et me demande si moi aussi je veux de l’eau fraîche. J’accepte volontiers son élan de générosité, qui me rafraîchit autant le corps que l’esprit. Voilà comment je suis accueillie dans cette commune dès mon arrivée.

Le jour où tout a basculé

Je voyage depuis quelques jours sans m’arrêter. Depuis Mortain, je suis partie vers l’Est, puis vers le Nord. L’Orne a très peu de pistes cyclables. Les routes sont très étroites et dangereuses à vélo. Les montées et la cadence commencent à peser sur mon moral. Et surtout, l’inconnu est jalonné de grands champs de maïs et de blé, cultivés de façon industrielle. Les remorques pleines de ballots se succèdent à un rythme effréné, et les tracteurs laissent derrière eux des champs dénués de toute vie végétale ou animale.

Le jour où j’ai déniché des mains d’or

Je m’arrête dans un petit village isolé du perche. J’ai quitté la voie verte monotone, pour retrouver les éternels champs de blé, de tournesol et de maïs. Les montées et descentes s’enchaînent sans interruption. Je m’assois à la terrasse d’un petit café, en écoutant le patron me raconter l’histoire des 3 pompes à essence anciennes voisines. « La propriétaire est décédée il y a 5 ans, mais la mairie devrait les enlever prochainement. » Devant mon café encore brûlant, un bruit me fait sursauter. Il provient d’une tapette à mouche, violemment projetée contre la vitre par la patronne du bar. Mon voisin de table me sourit en me disant « Ça surprend la première fois ».

Le jour où une étoile m’a guidée

Je rejoins la Loire juste après Blois, et décide de me diriger vers Amboise. L’ambiance change complètement. C’est un itinéraire très touristique, surtout pour les cyclistes. La Loire amène de la verdure, des arbres sur les berges inondables, et la voie verte la longeant est parfaitement entretenue. Evidemment, je rate un panneau, et me retrouve sur une nationale peu empruntée par les voitures. Un chemin stabilisé descend, mais se rétrécit peu à peu. Je me retrouve à braver la végétation sur deux kilomètres. Je regrette de m’être mis en short, car mes jambes se retrouvent entièrement lacérées par les ronces, orties et autres chardons peu enclins à me laisser passer. La route n’est pas loin, mais le talus ne me permet pas de remonter mon vélo. Je finis par trouver un passage pour remonter, puis reste sagement sur la nationale, maudissant mon inattention.

Le jour où j’ai campé au milieu des gens du voyage

Le ciel s’assombrit de jour en jour, mais les orages prévus n’arrivent pas. J’ai quitté l’autoroute cyclo-touristique depuis Amboise, pour retrouver les éternels champs dorés qui me suivent depuis le début de mon voyage. Je me dirige vers le sud, sur des nationales peu empruntées. Ici, les touristes se font rares, et les maisons dispersées.