Journal du confinement

Confinement, jour 7.

Les battements d’ailes

Nous voyons aujourd’hui naître nos héros. Ces personnes qui se battent tous les jours pour notre santé, ou pour l’éducation de nos enfants, malgré le chaos général et le manque de moyens. Pendant ce temps, la société s’affole et panique. Le monde financier commence à battre de l’aile. Les Lobbies se battent pour leur trône. Lorsque le système faiblit, une machine infernale se met en branle, pour le redresser malgré tout. La bourse est comme un casino géant, où les billets sont jetés par des joueurs sans visages. Les dés sont pipés d’avance. Lorsqu’un des joueurs commence à faiblir, le croupier lui glisse un billet dans la manche, et tout ce beau monde peut continuer la partie.

Aujourd’hui, les gouvernements paniquent, et le peuple commence à réagir. Ils essaient en vain de maintenir le système financier, malgré l’incapacité d’une grande partie de la “main d’oeuvre” d’aller travailler. Les dirigeants sont tiraillés entre les déclarations angoissantes d’état de guerre, et une culpabilisation de la population. Nous assistons depuis quelques temps à ce phénomène. La population grecque est responsable de sa faillite. La crise économique de 2008 était due aux personnes ne remboursant plus leurs prêts bancaires. L’endettement s’accélère à cause des chômeurs, qui d’ailleurs n’ont pas de travail car ils ne prennent pas la peine de traverser la rue. Nous sommes montrés du doigt lorsque nous prenons notre voiture, alors qu’aucune alternative n’est proposée. Et maintenant, les hôpitaux sont débordés, car les français sont irresponsables et désobéissants. Il y a sûrement du vrai, mais est-ce vraiment le fond du problème ? On nous martèle depuis longtemps que notre système de santé est un des meilleurs au monde, ou que notre système de transport ferroviaire est plus performant que chez nos voisins. Mais depuis quelques années, les restrictions budgétaires successives, et la volonté de rendement n’ont elles pas mis en péril nos services publics ? Qui ne s’est jamais plaint des urgences, des retards de train ou du prix du billet ? Mais peut-être est-ce le moment de nous poser les bonnes questions, et mettre de côté notre culpabilité pour réfléchir sur le fond du problème. L’angoisse ne doit pas entraver notre capacité à analyser la situation. 

Bien-sûr, cette analyse est personnelle, mais même si tu n’es pas d’accord, je t’invite à y réfléchir pendant cette période d’isolement. Tout en restant responsable, bien-sûr, pour l’intérêt général.

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