Journal du confinement

Confinement, jour 5.

L’un connu, l’autre imprévisible

Sans doute l’avez-vous compris en lisant le titre de mon blog, l’inconnu est le moteur de mon existence. Trente-trois ans m’ont été nécessaires pour le comprendre et l’accepter. Depuis toujours, un papillonnage compulsif a orienté ma vie professionnelle et personnelle. Chaque situation de routine a toujours été un prétexte pour la fuite. Je ne sais pas si ce besoin est inné, ou s’il découle de mon vécu, mais il est là, comme une étincelle qui se déclenche à la moindre menace de prévisible.

Chacun est différent face à l’inconnu. J’entends souvent le mot destin, comme si tout était tracé d’avance, et que l’on ne pouvait pas y échapper. Peut-être est-ce le cas, mais il est également possible que ce soit une manière de contrer l’angoisse du futur, ou une éventuelle mauvaise décision. La peur de l’inconnu est présente en chacun de nous. Même ceux qui aiment l’inattendu, le redoutent un minimum. C’est le courage ou l’inconscience qui permettent de l’affronter. Ces deux aspects de la personnalité vont de pair. Le premier homme qui a gravi l’Everest était-il inconscient, courageux, ou les deux ? Était-ce son destin ? Chacun a son avis sur la question, mais une chose est certaine : 100% des choses que l’on ne tente pas échouent, disait Wayne Gretzky.

Nos parents nous ont toujours averti des dangers de parler aux inconnus. Un conseil très sage pour les enfants, mais qui ne doit pas nous arrêter une fois adulte. Evidemment, l’inconnu peut-être dangereux et nous vouloir du mal, mais en avoir peur est un vecteur d’isolement. Les rencontres sont un fabuleux vecteur de développement. La confiance en l’autre permet de s’ouvrir au monde. Elle génère la solidarité, l’entraide et l’amour. Emmanuelle (interview ici) a dit un jour : Le contraire de l’amour est la peur. Cette phrase a énormément de sens pour moi. Elle fait écho à toutes ces personnes racistes par exemple, qui sont animées par l’angoisse de l’inconnu.

Aujourd’hui en France, la peur devient un sentiment national. La peur du virus, de l’avenir, de l’autre, des policiers, de la crise économique ou de la faim. Ce sentiment est une arme de destruction massive. Je ne dis pas qu’elle n’a pas lieu d’être, mais le recul est nécessaire. J’ai récemment lu un conte qui disait : chance ou malchance, qui peut le dire ? Cette morale permet de nous interroger sur les conséquences de ce qui nous arrive. Nous ne pouvons pas encore le prédire !

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